AEROPORT « INTERNATIONAL » CDG HANDICAPES, ON NE VEUT PAS DE VOUS ?

Tract de la CGT SAMSIC APMR


jeudi 16 mars 2017

« Le règlement européen CE n° 1107/2006 impose des normes de qualité sur la prise en charge des passagers handicapés ou à mobilité réduite ».

LE CONSTAT EST TRISTE ET SANS APPEL, L’AÉROPORT INTERNATIONAL CHARLES DE GAULLE NE SOUHAITE PLUS CONSIDÉRER À LEUR JUSTE VALEUR LES PASSAGERS HANDICAPÉS ET A MOBILITE REDUITE.

Chers collègues,

Nous sommes pour la plupart des employés de longue date au sein de l’assistance et nous avons pu constater au fil des années la dégradation des conditions de prise en charge des passagers, et par la même occasion, de nos conditions de travail.

Lors des cinq premières années avec la société SAMSIC APMR tout n’était pas rose, mais nous alternions entre le mauvais et le bon. Mais aujourd’hui c’en est trop, les PHMR sont traités comme de la marchandise. A qui la faute : SAMSIC APMR ? ADP ? ou les deux, main dans la main ?

Il est en tout cas clair que nous avons l’impression d’être retournés à l’époque d’AXXICOM (ancien prestataire). Aéroport de Paris nous aurait-il encore vendu à un vil prix afin de faire de l’argent sur le dos des passagers handicapés ? Combien de temps encore devrons-nous expliquer que nous ne transportons pas des colis, que
nos passagers ont un nom et prénom, qu’ils ont un lieu de destination et non pas un lieu de livraison.

Aussi, doit-on ajouter l’angoisse ressentie par un passager lorsqu’il bénéficie d’une prise en charge tardive qui l’amène parfois à rater son vol. La gêne que ressent un passager lorsqu’il urine sur lui car personne n’est arrivé à temps pour l’emmener au toilette.

S’en suivent des conditions de travail déplorables. Nous subissons la colère des passagers, de la compagnie et du personnel aéroportuaire, le stress nous submerge, nous sommes tantôt des bagagistes, tantôt des aides soignants.

Faut-il d’autres exemples pour que les donneurs d’ordre comprennent enfin qu’entre les murs de cet aéroport y circulent des êtres humains ?

Doit-on avertir l’opinion publique et les associations d’aide aux handicapés du traitement réservé à ces passagers ?

Nous demandons seulement un effectif de travail adapté afin que nous soyons assez nombreux pour prendre en charge ces passagers de manière décente.

La direction SAMSIC APMR et Aéroport de Paris doivent savoir que si les choses n’évoluent pas rapidement dans le bon sens, nous prévoyons un mouvement social de grande ampleur qui n’aura qu’une issue possible : rendre leur dignité aux passagers handicapés et rendre acceptables nos conditions de travail.