Navigation

Union locale CGT de Roissy CDG
Union Locale CGT
de Roissy-CDG

Tél: 01.48.62.10.28
Fax : 01.48.62.37.25
6, route des anniversaires
Bât. 7595 - Zone Technique
95701 ROISSY-CDG
contact@ulcgtroissy.fr


Accueil Actualités


L’observatoire de la répression et de la discrimination syndicales publie son rapport 2014


lundi 29 décembre 2014 - Réagir Imprimez

La CGT participe à cet observatoire, aux côtés de six autres organisations syndicales. Le rapport 2014 est téléchargeable sous la dépêche de l’Afp que nous reproduisons ci après.

PARIS, 10 décembre 2014 (AFP) - Blocage de la carrière, "mise au
placard", harcèlement voire licenciement : la discrimination syndicale,
"difficile à mesurer", est réelle, et des salariés renonceraient à se
syndiquer par "peur des représailles", affirme mercredi l’Observatoire
de la répression et de la discrimination syndicales.

Créé à l’automne 2012 sous l’égide de la Fondation Copernic,
l’Observatoire, qui rassemble chercheurs et syndicalistes, s’est fixé
comme objectif d’alerter sur un phénomène rarement pris en compte,
"voire purement et simplement occulté ou nié par le patronat".

"C’est un fait social difficile à mesurer avec des statistiques
imprécises et de très rares études", relève Daniel Gelot, lors d’une
conférence de presse pour présenter le premier rapport de l’Observatoire.

Des enquêtes existent cependant. Selon un baromètre de 2013, pour 36%
des salariés, la faible syndicalisation est liée "à la peur des
représailles", un chiffre toutefois en baisse par rapport à 2010 (42%).
Et pour 48% des salariés du privé et 37% des agents de la fonction
publique, le fait d’être syndiqué constitue un frein pour évoluer dans
sa carrière.

Un délégué syndical gagne "en moyenne 10% de moins qu’un salarié non
syndiqué ayant le même profil", note également l’Observatoire qui met
l’accent sur la "faible syndicalisation des salariés" (environ 10% tous
secteurs confondus).

Or, "la présence d’organisations syndicales fortes permet l’expression
des problèmes dans l’entreprise, les salariés sont plus protégés",
observe Etienne Penissat, chercheur au CNRS.

Certains dirigeants ou responsables hiérarchiques perçoivent cependant
les syndicalistes "comme une remise en cause de leur autorité", "des
salariés nuisibles" et cherchent à "leur rendre la vie dure".

"Entraver l’action de syndicalistes jugés trop actifs, pousser à quitter
l’entreprise par un harcèlement permanent (..) , ou tout simplement les
licencier pour des motifs montés de toutes pièces, refuser des postes ou
des formations, ... sont autant de pratiques qui visent à dissuader".

Eric Beynel (Solidaires) explique que "beaucoup de militants licenciés
et +blacklistés+ dans leur région n’ont pas d’autres choix que de
déménager pour trouver du travail".

Découper l’entreprise en entités de moins de 50 salariés pour éviter la
représentation d’élus du personnels ou alors sous-traiter des activités
sont aussi des stratégies utilisées par l’employeur.

"En sous-traitant des pans entiers de son activité, notre entreprise
créé de véritables +déserts syndicaux+. Les salariés n’ont aucun moyens
de se défendre et se retrouvent avec des conditions de travail et des
salaires bien inférieurs", témoigne une responsable syndicale chez EDF.

Pour combattre ces discriminations, le rapport suggère notamment de
sécuriser les droits des salariés qui s’engagent dans des recours envers
leur employeur tout au long de la procédure judiciaire et de permettre
au juge d’ordonner des mesures d’éloignement des responsables de
harcèlement et de discrimination.

"Les sanctions pénales à l’encontre des patrons ne sont pas assez
dissuasives. Elles devraient être renforcées avec une peine d’un an
d’emprisonnement et une amende proportionnelles au chiffre d’affaires",
préconise Agnès Zissmann, du syndicat de la magistrature.

L’Observatoire propose aussi de créer "une action collective en justice"
en cas de discrimination envers plusieurs salariés.

PDF - 5.9 Mo

Vous aussi, réagissez à cet article


bouton radio modere priori

Votre commentaire est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Votre commentaire

Titre de l'article

Votre pseudo :

Votre adresse e-mail:

Texte de votre message :