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Rendez-vous (3 CD Jazz)


Erik Truffaz

jeudi 1er janvier 2009 - Réagir Imprimez

Un disque en trois épisodes, ou trois nouvelles dans un recueil : le nouveau Truffaz n’est pas un mais plusieurs, qui se présente sous la forme d’une collection de trois albums courts (une grosse demi-heure chacun), reflets d’une ville et d’une rencontre, et proposés séparément ou en coffret sous le titre générique Rendez-vous.

Premier épisode, jaquette aux tonalités grises et noires (avec un peu de bleu, de blanc et de rouge pour faire bonne mesure) : Paris, en compagnie du chanteur / beatboxer Sly Johnson (et sous la houlette de Jacky Sanders au mixage), que les aficionados de Saïan Supa Crew connaissent bien.

Deuxième épisode, jaquette bleue : départ pour Benares et le pan ethnique de l’aventure, en compagnie de la famille Mukherjee, Indrani (voix) et Apurba (tablas), et de Malcolm Braff (piano).

Troisième panneau, jaquette jaune : images de Mexico et retour à l’électronique avec Murcof, sur les bandes duquel Truffaz a posé sa trompette avant de les lui renvoyer pour un ping-pong d’environ 25 minutes. Trois couleurs, trois ambiances, trois étapes entre quoi on a du mal à choisir, ce qui sans doute signe la réussite du projet.

Avec Sly Johnson, on est séduit par la virtuosité, le côté brut de décoffrage à voix nue et le rythme, proprement imparable, par moments jubilatoire. Côté Benares, c’est le jeu sur le temps qui emporte, la structure ternaire du disque (une longue plage méditative de 18 minutes, deux autres plus courtes), l’impression de longue dérive sur un tapis moelleux de percussions indiennes. Mais si on devait distinguer un chapitre, c’est peut-être Mexico qu’on choisirait : simple, clair, envoûtant, Truffaz y retrouve, dans l’écrin électronique de Murcof, la puissance si spéciale de ses premières incartades dans le genre, avec cette trompette au son trituré, et soutient la comparaison avec les projets du maître Hassell ou, plus proche de nous, avec ceux du grand Molvaer quand il est en forme (celui d’ER, par exemple).

Loin de l’impression de tour du monde un peu complaisant que nous avait laissé Saloua (et sa version live dans la moitié de l’inégal Face-à-face), le trompettiste suisse emporte la mise comme un magicien.

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