Navigation

Union locale CGT de Roissy CDG
Union Locale CGT
de Roissy-CDG

Tél: 01.48.62.10.28
Fax : 01.48.62.37.25
6, route des anniversaires
Bât. 7595 - Zone Technique
95701 ROISSY-CDG
contact@ulcgtroissy.fr


Accueil Après le boulot... Bouquins


« Pour en finir avec les crises financières » (Livre)


de Frédéric Lordon

mardi 14 octobre 2008 - Réagir Imprimez

Voici le prochain livre de l’économiste Frédéric Lordon, directeur de recherches au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne fondé par Pierre Bourdieu.
L’ouvrage, qu’il a bien voulu confier à l’Humanité, à paraître début novembre aux Éditions Raisons d’agir, s’intitule Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières. L’auteur y décrypte la logique des processus de déréglementation en cours.

La configuration actuelle du capitalisme conduit à d’invraisemblables extrémités économiques, qu’il s’agisse de la consommation, des salaires, de la concurrence ou de la spéculation. Formulant une série de propositions qui visent à recloisonner et re-réglementer les marchés, l’économiste souligne qu’aucune solution durable ne saurait mettre la finance à la raison hors d’une refonte complète des structures économiques.

Extraits de l’introduction

« Quand le bégaiement de la finance libéralisée est à ce point bruyant, la compulsion de répétition à ce point visible, et que reviennent sans cesse, sous des formes à peine modifiées, les mêmes catastrophes de l’instabilité et de l’incurie financières réunies, il ne reste plus aux amis des marchés que les arguments du quiétisme philosophique, puis celui de l’histoire longue, bref le registre de la sagesse - mais surtout à l’usage des autres.

Avec le fatalisme équanime et distingué de ceux qui n’ont jamais eu à souffrir de la fatalité, l’hebdomadaire The Economist, tout entier acquis à la cause des marchés, décline le registre du « c’est ainsi » : «  la crise est le prix de l’innovation » (1), « les financiers ont découvert qu’ils avaient créé des risques qu’ils sont incapables de maîtriser. Ça n’est pas une raison pour condamner globalement le système : il est bien trop utile » (2) , et tout cela dit avec un impeccable flegme - en fait celui de qui n’a jamais eu à payer les pots cassés. « Comme le reconnaît M. Paulson, une meilleure régulation ne nous évitera pas une explosion tous les cinq ou dix ans. À ce moment-là se feront de nouveau entendre des clameurs de changement (3) » - il faut donc que les victimes du credit crunch, entreprises conduites au dépôt de bilan faute de renouvellement de leurs crédits et salariés laissés sur le carreau, apprennent un peu à devenir philosophes et à enfin acquiescer au cycle des saisons financières, qu’on ne changera pas davantage que celui des révolutions cosmiques. Dans sa profonde sagesse The Economist fait preuve d’indulgence par anticipation : il y aura inévitablement « des clameurs », mais n’est-ce pas le prix - bénin - à payer de s’adresser à la foule immature et braillarde ?

à paraître aux Editions Raison d’agir

À lire aussi :
Les Quadratures de la politique économique, Paris, Albin Michel, 1997.
Fonds de pension, piège à cons, Paris, Liber, 2000. La Politique du capital, Paris, Odile Jacob, 2002. Et la vertu sauvera le monde, Paris, Liber, 2003. L’Intérêt souverain : essai d’anthropologie économique spinoziste, Paris, La Découverte, 2006.
Spinoza et les sciences sociales. De l’économie des affects à la puissance de la multitude, en collaboration avec Yves Citton, Paris, Éditions Amsterdam, 2008.


Vous aussi, réagissez à cet article


bouton radio modere priori

Votre commentaire est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Votre commentaire

Titre de l'article

Votre pseudo :

Votre adresse e-mail:

Texte de votre message :