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Une filiale d’Air France veut délocaliser ses salariés


lundi 19 novembre 2007 - Réagir Imprimez
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Un avion de la compagnie Cityjet, sur l’aéroport de Londres.

Cityjet, vous connaissez ? Cette filiale d’Air France, basée en Irlande, refuse de se mettre en conformité avec le droit français et voudrait envoyer ses salariés outre-Manche.

La compagnie vient de d’adresser aux salariés, qui pour beaucoup résident en banlieue parisienne, un courrier leurs demandant de se domicilier administrativement en Grande-Bretagne ou en Irlande. L’alternative est simple, mais inacceptable : soit ils déménagent, soit ils dorment là-bas 20 jours par mois à l’hôtel. La direction propose aux candidats au déménagement une prime de 15 000 euros.

Pourquoi ?

La compagnie emploie son personnel sous contrat de travail irlandais, car le droit du travail irlandais est beaucoup plus favorable à l ’entreprise que le français. Or, c’est interdit depuis un décret, publié en novembre 2006. Ce qui a poussé une compagnie low cost comme EasyJet à se mettre en conformité avec la loi.

Les syndicats montent au créneau

Les syndicalistes parlent de "concurrence déloyale" pour l’entreprise, et ne mâchent pas leur mot quant aux conditions de travail des salariés : « il est scandaleux qu’une low cost comme EasyJet joue le jeu et pas Air France » s’insurge Franck Mikula, du syndicat de navigants UNAC.

Des conditions de travail ahurissantes

Ecoutons le personnel de Cityjet. « Pour manger, on a seulement droit aux plateaux repas non consommés par les passagers. Si le vol est plein, notre ventre est vide » explique une hôtesse au Journal du Dimanche, qui révèle l’affaire.

Certes, les salaires sont supérieurs de 35% à celui d’Air France, mais les salariés doivent cotiser eux-mêmes pour leur retraite, et ne peuvent pas dépasser sept jours d’arrêt maladie indemnisés par an. Et les syndicats ne sont pas reconnus.


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Le courrier de la direction de Cityjet adressé aux salariés

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